Une institution ecclésiastique consacrée au salut de la France

Plaque commémorative du baptême de Clovis, en la nef de la cathédrale Notre-Dame de Reims.

« Nous prions Dieu que la France catholique soit la Fille première-née de l’Église romaine ; qu’elle échauffe, garde, développe par la pensée, l’action, l’amour, ses antiques et glorieuses traditions pour le bien de la religion et de la patrie »
Pie XI,
encyclique Galliam Ecclesiæ Filiam primogenitam, 1922.

En réponse à l’appel du Pape au Bourget en 1980

Promouvoir une France fidèle « aux promesses de son baptême aux fonts baptismaux de Reims à la Noël 496 » et faire participer tous ses fils à cette « alliance avec la Sagesse éternelle » (Jean-Paul II), en leur enseignant la vertu de piété dont découle le juste amour de son pays, est le programme de l’Ordre de saint Remi.

Sa devise (« Que Votre Règne arrive », Luc. XI, 2) rappelle à ses membres, clercs comme laïcs, qu’ils ont à travailler en France au règne social du Christ Roi, auquel il est consacré en même temps qu’à celui de l’Immaculée Conception et de saint Joseph, roi légitime de Juda.

Il s’attelle au travail de recherche, d’enseignement, de défense et promotion du patrimoine de la Chrétienté selon le « génie catholique et français » (S. Pie X).

En son cœur, le chapitre de Saint-Remi a pour but principal la gloire de Dieu par le Service divin de France quotidien et solennel et la grande-aumônerie de France. De charisme semicontemplatif, ce collège de chanoins séculiers veut servir l’Église par son ministère curial et éleemosynal (complémentaire de l’apostolat paroissial), le soutien à la sanctification du Clergé français ainsi que des fidèles qui s’associent à son œuvre.

Érigé canoniquement le 8 octobre 2018 par Mgr Dominique Rey, évêque de Fréjus-Toulon, il assume l’héritage du Chapitre royal de Saint-Denys fondé en 1816 par le roi Louis XVIII, après la tempête révolutionnaire qui supprima tous les chapitres canoniaux par la Constitution civile du Clergé (1790).

Cette fondation constitue le premier relèvement en France des chanoines séculiers de collégiales, qui manquent aujourd’hui cruellement à notre pays pourtant parsemé de ces édifices. Elle desservit, au Val en Provence, la première église de France érigée pour elle en collégiale depuis la Révolution.

La mission confiée par l’Église à cette institution ecclésiastique dès sa fondation est la prière pour le salut de la France, Fille aînée de l’Église romaine « mais pas la plus fidèle » (François), d’où sa raison d’être, humble réponse de clercs français à l’appel du Bourget de 1980.